Et bien non ! Justement. Si j’en crois l’auteur qui vient, Machiavel n’est pas machiavélique, sa caractéristique est plutôt de s’être spécialisé dans les questions déplaisantes, celles qui cernent au plus près la réalité politique, du genre « ou bien ou bien » et qui s’échappent finalement dans une troisième voie. Ça ne vous rappelle rien ? « ou bien », « en même temps »

Machiavel écrit : « J’espère, et l’espoir accroît mon tourment, je pleure, et mes pleurs nourrissent mon cœur affligé, je ris, et mes rires ne peuvent me pénétrer, je brûle et la brûlure ne paraît pas au-dehors, je crains ce que je vois et entends, toutes les choses m’apportent une douleur nouvelle. Espérant, je pleure, ris et brûle, et j’ai peur de ce que j’écoute et regarde. »

Et Patrick Boucheron écrit « un été avec Machiavel »

Machiavel est implacable comme un soleil d’été. C’est l’astre qui rend sa prose cinglante, jetant sur toutes choses une lumière si crue qu’elle rend les arêtes plus vives.

Patrick Boucheron, Équateurs.  

machiavel