14 mars 2017

186 Elections...

En Mai 68, fleurissait partout le slogan élections…pièges à cons. Je pourrais l’expliciter aujourd'hui de la manière suivante : comme les manifestants n’avaient aucune chance de remporter quelque élection que ce fut, mieux valait perdre contre des cons que d’en être. De toute façon, en y réfléchissant bien, perdre des élections et ne pas voter ou voter nul revient au même, c'est-à-dire on perd de toute façon, car même si on pense ne pas perdre en n’ayant pas voté, on reste finalement à la merci de ceux qui ont... [Lire la suite]
Posté par Pierre Ferin à 14:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 mars 2017

185 La vraie vie !

Selon L., l’amie d’une romancière connue en panne d’inspiration dans le roman qui vient, notre époque attend des romanciers qu’ils racontent la vraie vie plutôt que des fictions. C’est beaucoup plus fort et intéresse davantage les lecteurs d’après elle. J’ai ressenti aussitôt que j’étais en accord avec cette L., me souvenant opportunément de ma propre tentative de raconter la vraie vie aventureuse, la mienne. Mais mon manuscrit n’a pas eu le succès escompté auprès des éditeurs, pour le dire simplement, ils s’en sont et Dalida comme de... [Lire la suite]
Posté par Pierre Ferin à 18:09 - Commentaires [1] - Permalien [#]
23 février 2017

184 Chevaux

   Il m’arrive de rêver d’écrire aussi bien que lui. Or quand j’essaie d’approcher son style si dépouillé, dépouillé à l’extrême devrais-je dire, je n’exprime pas la moitié de ce que je voudrais, alors que lui dit tellement plus qu’il n’écrit. C’est incroyable. Dans ce roman, il raconte trois histoires à la fois, ramassées dans la paume d’une seule main. Le passé et le présent (et peut-être l’avenir), ne se racontent qu’au présent. Il dit qu'il n’a pas de temps pour les temps. Et ses mots simples... [Lire la suite]
Posté par Pierre Ferin à 14:53 - Commentaires [0] - Permalien [#]
17 février 2017

183 Trois continents

(Taiye Selasi - emprunté à Wiki) Je me suis confronté avec un plaisir infini à une incroyable écriture même s’il s’agit d’une traduction de l’anglais. Cette écriture est formidable en ce qu’elle nous fait voir, ressentir, regarder les choses, vivre les actes, réfléchir les pensées, observer l’âme, comme si nous étions embarqués dedans ou pour l’exprimer d’une autre façon, comme si nous étions la caméra portée par les frères Dardenne poursuivant Rosetta (pour les chanceux qui ont vu le film éponyme). Le sujet n’a rien à voir avec... [Lire la suite]
Posté par Pierre Ferin à 17:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]
24 janvier 2017

182 Les traces

   Un mien copain facebookien parle excellemment des bouquins qui lui tombent sous la main (romanslus.canalblog.com). La lecture d’une de ses critiques pertinentes m’a convaincu il n’y a pas si longtemps de lire un auteur que je connaissais sans l’avoir jamais lu. Je lui rends grâce. Ce livre, je l’ai dégusté. Je l’ai lu par courtes rasades dont pour chacune je me suis régalé tant la langue est sublime et l’expression profonde. Il s’agit pourtant d’un thème gravissime : l’esclavage des Noirs d’Afrique et ses... [Lire la suite]
Posté par Pierre Ferin à 18:01 - Commentaires [0] - Permalien [#]
14 décembre 2016

181 Sans nom et sans voix !

  C’est un garçon qui n’a pas de nom. Il est pourtant bien vivant. Il est né quelque part dans le sud de la France. Il vit dans une contrée aride aux côtés d’une femme qu’il suppose être sa mère. Il ne parle pas, elle lui parle, il comprend. Quand elle meurt, il fait ce qu’elle lui a dit de faire dans cette éventualité, puis il part seul sans rien dans les mains ni dans les poches avec un cœur gros comme ça, pas de chagrin, encore que, mais de ce qu’il lui faut pour affronter l’aventure dans la nature. Il se méfie des humains... [Lire la suite]
Posté par Pierre Ferin à 18:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]

21 novembre 2016

180 Vingt trois ans après !

Revenir vingt trois ans après au pays de son enfance. L’endroit où vivent père et mère et toutes les branches de la famille. Revenir enfin longtemps après la mort des parents, alors qu’on n’est pas venu pour les enterrer. Revenir alors qu’on est devenu un écrivain célèbre. Retrouver les mêmes gens comme ils étaient avant, alors que tout a changé. L’idéologie marxiste passée aux oubliettes, l’idéologie évangéliste en train de prendre la place. Au milieu, la vie continue. Les hommes courent après les femmes. Les femmes... [Lire la suite]
Posté par Pierre Ferin à 15:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]
13 novembre 2016

179 Addiction !

  Où est la frontière entre liberté et addiction, me suis-je benoîtement interrogé ? Je ne parle pas de l’addiction des fumeurs, libres de fumer mais apparemment incapables d’arrêter. Certains même se vantent qu’ils ne veulent pas arrêter de fumer au contraire de la plupart qui le souhaitent par peur de mourir en fait, dixit Raphaël Enthoven lu sur FB. En quelque sorte ils prétendent choisir leur mort ! Je ne suis pas certain que mon grand ami Olivier ait choisi délibérément de mourir à quarante ans d’un décollement de... [Lire la suite]
Posté par Pierre Ferin à 10:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]
06 novembre 2016

178 Grand pays dit civilisé !

  Cinq cent pages en compagnie de « sauvages », je n’ai pas hésité à me le procurer. Comme l’écrit la narratrice en exergue de son premier carnet « Franchement, vu la façon dont j’ai été traitée par les gens dits « civilisés », il me tarde finalement d’aller vivre chez les sauvages. » Dans la vraie vie, les Indiens ont toujours fini par être massacrés. C’est là une des origines des Etats-Unis. On retrouve cette violence dans la domination du monde et dans les interventions du cow-boy... [Lire la suite]
Posté par Pierre Ferin à 15:44 - Commentaires [0] - Permalien [#]
18 octobre 2016

177 Métissage !

     Il y a différentes façons d’appréhender la culture. Une d’elle est de l’aborder en spectateur. Je vais au spectacle ou je condescends à l’humanité par la lecture d’un livre, en bon bourgeois que je suis. Même si je suis choqué à la fin du spectacle qui me prend à témoin, voire qui tire sur moi en balles à blanc bruyantes, je reste néanmoins spectateur. Après le spectacle ou à la fin du livre, choqué ou pas, je rentre ou je suis chez moi, bien au chaud dans ma vie sans bavure, sans fracture, sans... [Lire la suite]
Posté par Pierre Ferin à 14:43 - Commentaires [0] - Permalien [#]