Après avoir visionné la vidéo sur laquelle des gilets jaunes excités insultent le philosophe Alain Finkielkraut sous une forme antisémite, je ne peux qu'être révulsé par leurs méthodes et j'affirme ici ma solidarité avec la personne insultée.

Il y a quelques mois j'ai écrit une lettre à Alain Finkielkraut en accompagnement de mon livre "vous saurez tout sur Marc Dubois sans l'avoir jamais demandé", lettre dans laquelle j'exprimais mon désaccord avec ses thèses et en particulier celles de son livre "l'identité malheureuse" pour lequel j'avais rédigé une chronique sur mon blog (n°67 du 17 novembre 2013 - "Triste malaise raciste identitaire"). Je suppose qu'Alain Finkielkraut n'a pas lu mon livre (pas plus que ma chronique).

Dans ce livre, je raconte l'histoire vraie et vécue suivante :  en 1969, de retour de mon séjour de trois années en Israël en même temps que mon ami Raùl Sohr (aujourd'hui journaliste à la télévision chilienne) avec lequel j'avais participé à un groupe d'étude sur l'histoire du sionisme à Jérusalem, nous étions hébergé à Boulogne Billancourt chez Elie Lobel, économiste israélien membre du Matzpen (parti israélien antisioniste). En retour, celui-ci nous avait demandé d'être à ses côtés à la tribune lors d'un meeting sur le problème palestinien aux côtés d'étudiants palestiniens à Paris. Ce meeting a eu lieu en 1969 à la fac de médecine à Paris.  Au moment du démarrage du meeting, un groupe armé de bâtons et coiffés de casques (le Bétar - extrême-droite israélienne) a fait irruption et nous a agressés. Mon ami Raùl et moi-même, très jeunes à l'époque, nous avons pu nous sauver et nous cacher dans les étages, les étudiants palestiniens ont sauté dans la rue par une fenêtre, seul Elie Lobel, la vraie cible du Bétar, a été blessé à la tête (fracture du crâne) et s'est retrouvé à l'hôpital. C'était une autre époque mais c'est toujours le même nationalisme identitaire dans ses oeuvres !