C’est la phrase emblématique qui se répète tout le long du roman, « moi Michel, parfois je suis trop impoli sans le savoir ». Et donc c’est l’histoire du Congo (Brazzaville) contée par un petit malin, le Michel en question, qui a tout compris mais qui joue à l’innocent. Et qui me demanderez-vous se cache derrière ce petit malin qui raconte l’histoire de Papa Roger et maman Pauline pendant la République démocratique du Congo ? Et bien, c’est le gros malin d’Alain Mabanckou !

Maman Pauline dit souvent que lorsqu’on sort il faut penser à mettre des habits propres car les gens critiquent en premier ce que nous portons, le reste on peut bien le cacher, par exemple un caleçon gâté ou des chaussures trouées. Je viens donc de changer de chemise et de short. Papa Roger est assis sous le manguier, au bout de la parcelle, très occupé à écouter notre radio nationale, la Voix de la Révolution Congolaise, qui, depuis hier après-midi, ne passe que de la musique soviétique.

Alain Mabanckou, Les cigognes sont immortelles, Seuil

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